Nos plus grandes peurs à vélo : même pas peur !

À vélo, pas besoin de maison hantée pour se faire peur : un pavé mouillé, un bus qui double ou un scooter en mode silencieux suffisent à transformer votre trajet en film d’horreur. Et question trauma, on en connait un tas : une chute dans l’enfance ou une version deux-roues de l’agoraphobie quand la circulation se fait trop dense…
Dans cet article, on lutte contre la peur avec la peur en passant en revue nos six plus grandes frayeurs à deux-roues et comment les affronter. Spoiler : c’est le héros qui s’en sort toujours à la fin.

Quand la Force n’est plus avec nous

Le Grand méchant : Dark Vador

La montée qui apparaît au loin et te fait perdre ton souffle avant même de l’avoir commencée, ça a tout de la révélation finale où votre batterie chuchote : « Je suis (ton père) à plat ! » Soudain, les jambes flanchent et le moral aussi. Et pour cause, notre plus grande peur est de ne pas avoir assez d’énergie pour affronter Montmartre et de devoir finir à pied (comme un champion).

Le conseil du Jedi : anticipez la difficulté (contrairement à Luke qui n’a pas songé au test de paternité), adaptez progressivement l’assistance électrique si vous en avez une et maintenez une cadence régulière plutôt que de tout miser sur la puissance d’un coup. Que la Force… ou la batterie soit avec vous !

Le face-à-face avec le boss final

Le grand méchant : Godzilla

Vous vous êtes déjà retrouvé nez à nez avec un véhicule imposant (un camion, un bus) qui arrive derrière, se rapproche et vous donne envie de disparaître dans une faille spatio-temporelle ? C’est exactement comme quand Godzilla apparaît derrière un gratte-ciel. Soudain, on a peur de se faire doubler de trop près et de n’avoir ni le temps ni l’espace pour réagir…  De quoi se faire une grosse frayeur !

Comment on affronte un mastodonte : gardez une trajectoire prévisible et droite, évitez les écarts brusques et signalez clairement vos changements de direction. Et si possible, privilégiez les routes avec aménagements cyclables.

Le sursaut grandeur nature

Le grand méchant : Ghostface

Le piéton qui traverse la piste cyclable sans regarder, c’est le classique du film d’horreur mais version circulation urbaine. Votre cœur s’accélère, vos doigts se crispent sur les freins et soudain, vous avez une peur panique de devoir freiner brutalement ou, pire encore, de ne pas avoir le temps de réagir.

Pour survivre jusqu’à la fin de votre balade : faites tout l’inverse des protagonistes dans Scream. La clé, c’est de voir et d’être vu alors ralentissez à l’approche des zones piétonnes et des intersections, gardez les doigts sur la gâchette (les freins) et les yeux bien ouverts.

La piste de patinage artistique

Le grand méchant : L’entité de Smile

Les pavés mouillés sont à l’origine de bien des sueurs froides. C’est encore le meilleur moyen de perdre le contrôle et de transformer quelque chose de fun (le vélo et les glissades) en véritable cauchemar. Et comme dans toutes les franchises, il y a toujours un tas de variantes pour prendre la suite (au choix : les feuilles mortes, les marquages au sol ou encore les plaques d’égouts).

Le secret pour éviter que ça dérape : réduisez la vitesse avant d’aborder la zone mouillée, évitez les freinages et changements de direction brusques et gardez une trajectoire aussi droite que possible.

Le fantôme du rétroviseur

Le grand méchant : le Clown dans Ça

On ne l’entend pas venir et puis soudain… il est là. Ce scooter silencieux qui surgit derrière vous comme un spectre invisible, vous fait sursauter sur votre selle et change de trajectoire sans crier gare.

Pour ne pas perdre la tête, on jette régulièrement un coup d’œil derrière soi, on utilise un rétroviseur si on en a un et on signale clairement ses changements de direction.  A force, vous allez développer un sixième sens et anticiper le danger avant même qu’il n’arrive (“Je vois des scooters… tout le temps ! »)

La trahison qu’on n’a pas vu venir

Le grand méchant : Rose dans Get Out

On lui fait confiance et il nous lâche au moment où on s’y attend le moins. La chute à l’arrêt, c’est un peu comme ce retournement final qui révèle le vrai visage de celui sur qui on pensait pouvoir compter. Mais là, c’est votre fidèle deux-roues qui décide de vous trahir au pire moment (à un feu rouge, pile poil quand votre crush à Vélib’ vous regarde, bien sûr)

Pour rester en selle : apprenez à anticiper les arrêts, posez un pied au sol avant l’arrêt complet (oui, c’est aussi facile que ça) et prenez votre temps dans les manœuvres. Pas de héros sans préparation.

On a beau aimer se faire frissonner, la règle tacite est quand même que ce soit le héros qui s’en sorte à la fin. A deux-roues, l’objectif n’est pas de supprimer toutes vos petites appréhensions, mais de savoir quoi faire quand elles pointent le bout de leur nez. Et à Vélib’, vous vous sentirez franchement plus courageux pour affronter les monstres cachés sous les pavés.