5 conseils pour se mettre au vélotaf  

La rentrée, pour beaucoup d’entre nous, est synonyme de métro-boulot-dodo. Mais si l’on ne peut pas toujours échapper au boulot (ni aux dodos), on peut au moins dire adieu aux wagons bondés et aux retards de RER. Comment ? En optant pour le vélotaf ! 

Dans les grandes villes, nous sommes près de 20 % à choisir le deux-roues pour nous rendre au travail ! Une bonne nouvelle pour la planète et notre cardio ! Alors si vous aussi, vous avez envie de rejoindre le club (de moins en moins) sélect des cyclistes qui associent le costard/tailleur aux jambières, voici 5 conseils pratiques pour devenir un as du vélotaf ! 

1. Choisir le bon vélo pour aller au boulot 

Pas besoin d’un vélo dernier cri pour se lancer dans le vélotaf. Avant de foncer au magasin du coin, on jette un œil à ce qu’on a déjà dans la cave ou sur le balcon. Avec quelques ajustements malins, un deux-roues basique peut devenir un vrai compagnon de route du quotidien. 

Pour adapter sa monture au vélotaf, on pense à : 

  • Optimiser sa position de conduite 
    Une selle bien réglée, c’est la base : la jambe doit être presque tendue quand la pédale est en bas. Vous pouvez aussi relever un peu le guidon (ou changer la potence) pour soulager votre dos et améliorer votre visibilité en ville. 

  • Prévoir un système de portage 
    Si vous voulez épargner votre dos et arriver sec, les sacoches latérales sont idéales ! 
  • Renforcer la sécurité antivol 
    Un bon antivol en U, c’est non négociable. Mais vous pouvez aussi y ajouter un second antivol pour sécuriser la roue arrière, surtout si vous laissez votre vélo toute la journée devant le bureau. 

Astuce : Encore besoin de vous convaincre ? Testez le vélotaf en douceur avec un Vélib’. C’est pratique, économique… et idéal pour se lancer sans craquer son PEL

2. Bien s’équiper pour ​​​​vélotafer toute l’année 

Comme disent les Suédois : « il n’y a pas de mauvais temps, que des mauvais vêtements. » Alors avant de vous rêver vélotafeur du quotidien, un petit tour dans votre ressourcerie de quartier s’impose. Surtout si votre vélo date de l’époque où les MP3 étaient encore à la mode. Un dérailleur capricieux ou une chaîne qui saute au feu rouge… et c’est la galère assurée.  

Voici les essentiels pour vélotafer par tous les temps

  • Des garde-boues pour éviter les traces artistiques sur votre dos. 
  • Voir et être visible : éclairages LED avant/arrière, gilet ou sac réfléchissant, bandes rétro sur les roues…  
  • Une tenue adaptée (veste imperméable, pantalon souple, chaussures fermées antidérapantes) et si possible, des vêtements de rechange qui vous attendent au bureau. 
  • Un kit de survie discret : pompe, rustines, chambre à air, multi-outil… Le tout planqué dans une sacoche, au cas où la route se corse. 

3. Définir (et repérer) son itinéraire de vélotaf pour pointer à l’heure 

Le bon plan pour ne pas arriver au boulot en nage (ou pire, en retard) ? Bien préparer son trajet. Le vélotaf, ce n’est pas que prendre le chemin de la voiture version deux-roues. Il existe souvent des raccourcis, des pistes cyclables cachées, des rues plus calmes à explorer… Bref, une géographie parallèle qui n’attend que vous. 

Première étape : définir son itinéraire de vélotaf
Des applis comme Géovélo ou Komoot vous aident à construire un trajet aux petits oignons, en fonction de votre niveau de confiance et des infrastructures cyclables disponibles. Et pour ceux qui ont opté pour le Vélib’, l’application vous guide vers l’itinéraire le plus rapide et sécurisé pour déposer votre vélo à la station la plus proche de votre lieu de travail. 

Deuxième étape : repérer le chemin 
Faites un repérage avant la rentrée. Vous verrez comment s’enchaînent les pistes cyclables, routes partagées et voies de bus, sans oublier les passages un peu plus sportifs (coucou les pavés et les montées). N’hésitez pas à solliciter vos collègues vélotafeurs à la machine à café : un détour sympa peut sauver vos mollets et votre bonne humeur. 

4. Commencer mollo pour ne pas finir à plat 

Inutile de vous prendre pour Pogačar dès le premier coup de pédale. Le vélotaf, c’est un marathon, pas un sprint ! L’idée, c’est que ça devienne un plaisir… pas une punition. 
Alors attendez un peu avant de jeter votre pass Navigo (au cas où) et commencez en douceur : un jour par semaine pour tester, puis deux la semaine suivante… Bientôt, le métro ne sera plus qu’un lointain souvenir.  
Si vous n’avez pas l’habitude de faire du vélo (ou n’importe quelle forme d’exercice), adoptez un rythme tranquille et pensez à modérer votre allure pour ne pas transformer votre chemise blanche en éponge avant d’arriver au bureau.  

Petite astuce de pro : lancez-vous quand la météo est au beau fixe. Rien de pire qu’une pluie battante pour ruiner une première expérience de vélotaf !  

5. Trouver sa carotte pour rester motivé  

Vous vous êtes lancé dans le vélotaf ? Félicitations ! Mais une fois l’euphorie des débuts passée, il faut trouver ce petit quelque chose qui vous permettra de garder la flamme (sans finir cramé).  

1. Suivre sa progression pour booster sa motivation 
Si vous aimez les défis personnels, une application comme Strava peut vous permettre de suivre vos trajets, vos kilomètres parcourus, votre vitesse… et de constater vos progrès. C’est aussi une bonne base pour comparer avec vos collègues à la machine à café.  

2. Rouler à plusieurs pour ne pas être tenté de jeter l’éponge 
Pourquoi ne pas repérer les collègues qui habitent sur votre itinéraire et organiser un petit convoi de vélotafeurs ?  Il n’y a pas meilleur teambuilding que de s’encourager dans les montées ou de se filer un coup de main pour changer un pneu crevé. 

3. Profiter du Forfait mobilités durables 
Bonne nouvelle : votre employeur peut prendre en charge vos trajets jusqu’à 600 €/an. Le dispositif n’est pas obligatoire, mais avec tous les bénéfices du vélotaf — dont un bon shoot de dopamine pour bien commencer la journée — vous n’aurez probablement aucun mal à le convaincre.  

Et pour vous simplifier encore plus la vie, sachez que Vélib’ propose une offre Pro spécialement conçue pour les entreprises. Elle permet à votre employeur de financer tout ou partie de votre abonnement Vélib’, tout en profitant du Forfait mobilités durables. Un bon plan pour vous… et pour votre boîte ! 

​​​​​Bonus : réviser son code pour vélotafer en toute sécurité 

Double-sens cyclable, cédez-le-passage cycliste au feu rouge, priorités à droite… Même les plus aguerris peuvent avoir un doute. Pour éviter le coup de chaud sur votre trajet boulot, testez vos connaissances avec notre quiz en 10 questions.  

Le vélotaf, c’est LA bonne résolution de la rentrée : plus fun qu’un abonnement à la salle, et bien plus efficace qu’un café archi serré pour démarrer la journée du bon pied. Facile à adopter, grisant à pratiquer… Il ne vous reste plus qu’à repérer la station Vélib’ la plus proche de votre bureau.